Clean Desk Policy

©Xdr

Je me souviens d’une règle, quand j’ai démarré jeune vendeur terrain chez Mars/unisabi, qui s’appelait la Clean Desk Policy. CDP pour les intimes.

Au-delà du goût des américains pour les acronymes, il s’agissait simplement, quand nous allions travailler aux bureaux partagés de l’usine siège à Orléans, de réserver avant et de les laisser après sans rien dessus autre que le téléphone, fixe à l’époque, les objets personnels devant être rangés dans un caisson, lui, attitré. Tout ce qui traînait d’autre était impitoyablement écarté dans un conteneur par les services du ménage !

Il est amusant de penser que ce qui fut décrié en son temps par les adeptes du bureau chaotique car on ne pouvait s’entourer des incontournables photos du petit dernier en tricycle ou du calendrier fournisseur, va finalement devenir la norme pour bon nombre d’entreprises en fonctionnement hybride au sortir du COVID…

Et ça fait aussi réfléchir en fruits et légumes.

Pourquoi ne pas généraliser, comme c’est déjà le cas en Marée où le ban est normalement glacé de frais tous les matins, la CDP en F&L ? 

Si les règles de remballe ne l’imposent pas toujours explicitement (il faudra par ailleurs m’expliquer comment on peut nettoyer à fond sans vider au préalable), on risque le mobilier sale (terre, sucre, humidité), les produits vrac qui germent (arrêtez-vous donc un moment dans les pommes-de-terre), se talent, voire pourrissent… et ça fait vraiment désordre dans un univers produits frais.

Les fabricants de mobilier ne devraient-ils pas intégrer plus systématiquement les critères de facilité à remplir/vider et nettoyer, plutôt que de privilégier le clinquant et moins l’ergonomie ?

Les rayons F&L ne devraient-ils pas s’inspirer des cuisines des grands restaurants dans lesquelles, quel que soit le coup de feu et le nombre de couverts servis, l’équipe s’astreint à laisser le labo impeccable pour le lendemain ?