Archives de catégorie : Ftum, ftum !

Clean Desk Policy

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Je me souviens d’une règle, quand j’ai démarré jeune vendeur terrain chez Mars/unisabi, qui s’appelait la Clean Desk Policy. CDP pour les intimes.

Au-delà du goût des américains pour les acronymes, il s’agissait simplement, quand nous allions travailler aux bureaux partagés de l’usine siège à Orléans, de réserver avant et de les laisser après sans rien dessus autre que le téléphone, fixe à l’époque, les objets personnels devant être rangés dans un caisson, lui, attitré. Tout ce qui traînait d’autre était impitoyablement écarté dans un conteneur par les services du ménage !

Il est amusant de penser que ce qui fut décrié en son temps par les adeptes du bureau chaotique car on ne pouvait s’entourer des incontournables photos du petit dernier en tricycle ou du calendrier fournisseur, va finalement devenir la norme pour bon nombre d’entreprises en fonctionnement hybride au sortir du COVID…

Et ça fait aussi réfléchir en fruits et légumes.

Pourquoi ne pas généraliser, comme c’est déjà le cas en Marée où le ban est normalement glacé de frais tous les matins, la CDP en F&L ? 

Si les règles de remballe ne l’imposent pas toujours explicitement (il faudra par ailleurs m’expliquer comment on peut nettoyer à fond sans vider au préalable), on risque le mobilier sale (terre, sucre, humidité), les produits vrac qui germent (arrêtez-vous donc un moment dans les pommes-de-terre), se talent, voire pourrissent… et ça fait vraiment désordre dans un univers produits frais.

Les fabricants de mobilier ne devraient-ils pas intégrer plus systématiquement les critères de facilité à remplir/vider et nettoyer, plutôt que de privilégier le clinquant et moins l’ergonomie ?

Les rayons F&L ne devraient-ils pas s’inspirer des cuisines des grands restaurants dans lesquelles, quel que soit le coup de feu et le nombre de couverts servis, l’équipe s’astreint à laisser le labo impeccable pour le lendemain ?

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Sniper

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La faute au cinéma riche en testostérone et pauvre en neurones, façon Michael Bay et clap de fin sur le héros, blessé, agrippant le drapeau américain, on oublie souvent que le premier but d’un sniper est, avant d’éliminer une (des) cible(s), de transmettre des informations importantes pour le commandement. Même Rambo retourne au Vietnam d’abord pour… prendre des photographies.

Avec les tendances actuelles d’un certain management new age, branché Chief Happiness Officer, il est de bon ton de bêler avec le troupeau et de faire tourner le bedo autour du babyfoot plutôt que de s’avouer result-driven. Mais j’ai une question : on fait du business, pour gagner de l’argent, ou juste de l’humanitaire, fort en sens ? Oui, je sais, les deux ne sont pas incompatibles et si on arrive à accorder les résultats avec la manière de les obtenir… blabla RH.

Si j’avais su dessiner, cela m’aurait vraiment amusé de mettre en images les aventures de « Super Sniper », la nouvelle génération de client mystère parce qu’on sait tous l’efficacité redoutable, même si un peu « douche écossaise », de ce faux client qui s’immerge et investigue sur le terrain pour savoir comment les vrais sont réellement traités au quotidien…

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Plus on est d’acheteurs, plus on rit

La Grande Distribution est le client naturel et incontournable en Fruits et Légumes, comme dans beaucoup de secteurs. 

Cependant, l’importance stratégique accordée à la fonction Achat varie beaucoup d’une enseigne GMS à une autre. Vous voulez un truc infaillible pour l’évaluer ? Faites simplement le rapport entre les tonnages approvisionnés à l’année et le nombre d’acheteurs en poste pour les négocier. Vous verrez tout de suite si vous aurez à traiter avec quelques rares machines à tordre, tenderisées et injoignables, ou si vous pourrez échanger avec de vrais partenaires aussi à l’écoute. 

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Quand un médecin généraliste fait bien son travail, il n’hésite pas à passer le relais à des spécialistes quand le besoin s’en fait sentir. Compte tenu de la grande complexité des achats F&L (espèces, origines, terroirs, saisons, variétés, conditionnements, modes de culture… soit des milliers de combinaisons possibles), il devrait en être de même et cela ne saurait se faire sans moyens humains suffisants. Par exemple, un acheteur berry aura beaucoup à faire pour sourcer du beau, bon et solide avec un calendrier d’approvisionnement sans rupture sur 52 semaines.

Plus il y a d ‘acheteurs dans une enseigne, plus vous avez a priori de chances de tomber sur des professionnels, souvent jeunes mais voulant vraiment faire bouger les lignes de notre filière.

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Je gagne sur les 2 tableaux !

Quand un bien est vendu avec les services d’une agence immobilière, les honoraires sont normalement à la charge du vendeur, rarement de l’acheteur, parfois en appliquant une quote-part et en divisant entre les deux, mais pas en profitant pour les doubler. 

Pourquoi les headhunters ne s’inspirent-ils pas de cette règle en vigueur dans un autre secteur ? Pourquoi l’usage est-il devenu de facturer des frais d’executive search à l’entreprise chassant des nouveaux talents ET des frais d’outplacement au candidat donnant, selon la formule consacrée, une nouvelle orientation à sa carrière ? En nous épargnant l’offusqué-défensif  « ouh là là mon pauv’ monsieur, mais ça n’est pas du tout la même prestation et puis on ne parle pas ici d’un produit mais d’une personne ! », quelqu’un pourrait-il me l’expliquer ? 

L’entreprise doit ainsi payer pour les cadres qu’elle cherche et ceux qu’elle libère ! Le collaborateur doit payer – ou se faire financer – pour que d’autres entreprises s’intéressent à lui et sachent qu’il existe. 

Allons, la formation « LinkedIn pour les mules » et le soutien psychologique (sic) pour la peur de l’écran vierge, même enjolivés de quelques workshops bien marketés, ne valent pas toujours le budget conséquent facturé par les grands noms de la discipline…

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Votre temps d’attente est estimé à…

Déshumanisation glaçante, tête-à-tête imposé avec les machines, overdose d’écrans et de mots de passe pour tout, tout le temps, avec tout le monde. Mon dieu qu’il est devenu difficile de simplement pouvoir parler à quelqu’un qui vous écoute et vous répond dans un créneau horaire cohérent et avec autre chose que des tronçons d’argumentaire récités déformés par un accent exotique. 

Oui, je sais, mon banquier me l’a assez rabâché : pas d’attente pour obtenir un rendez-vous ou passer au guichet, vous pouvez accéder à vos comptes quand vous voulez, les mots de passe garantissent votre sécurité quand les hackers ukrainiens ou les escrocs ivoiriens sont embusqués pour vous pirater, blablabla : je ne parle pas de ça. 

Les services en ligne, c’est très bien – il faut vivre avec son temps – mais ils devraient venir en plus, pas à la place. Récemment, j’ai dû faire remplir ma citerne enterrée de gaz liquide à l’approche de l’hiver par une société avec lequel je suis malheureusement sous contrat, pris par l’ancien propriétaire de la maison. Courriel automatisé – impossible de répondre donc – informant d’une hausse de 120 € la tonne, décidée de façon unilatérale façon « c’est à prendre ou à laisser », la logistique qui n’a en tête que l’optimisation des tournées à son avantage, veut livrer quand vous n’êtes pas là et vous demande de laisser l’accès libre à sa (sic) citerne, c’est-à-dire portail grand ouvert toute la journée, car ils ne s’engagent évidemment pas sur un créneau horaire et, last but not least, l’impossibilité de joindre quelqu’un au téléphone, avec plus de 20 minutes d’attente à écouter en boucle un message narquois genre « vous pouvez aussi vous connecter à notre site/application ». 

La modernité ne passe pas quand elle est imposée de façon aussi péremptoire et au mépris du plus petit savoir-vivre commercial, sans laisser aux générations qui ont encore l’outrecuidance de vouloir parler à quelqu’un, la possibilité de le faire. 

Mais laissez-leur le temps de mourir, chantait Bernie.

J’affirme que le contact en présentiel a encore de beaux jours devant lui et que les entreprises qui, comme les yoghourts, garantiront pour leurs services « avec des vrais morceaux de conseillers à l’intérieur » peuvent encore faire la différence. 

Quand on pense qu’une application comme Okta a pour seule vocation la gestion des identités et des accès… 

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Y’en aura pour tout le monde !

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Vous tendez le dos au moment où, sortant prudemment de nos tanières, la fin de crise COVID s’annonce, avec son impact redouté mais indéniablement sous-estimé sur l’emploi pour des entreprises souvent exangues ? Les courbes du chômage vous affolent plus que celles de Shakira en pantalon de cuir ? Vous stressez en pensant à la vitesse vertigineuse avec laquelle les robots progressent pour nous remplacer demain ? Vous avez peur, finalement, qu’il n’y ait pas de travail pour tout le monde ? Vous ne devriez pas. Les gourous du management en entreprise ont déjà la solution, simple et imparable : s’il n’y a pas de travail pour tout le monde, et bien, il n’y a qu’à en inventer en interne dans l’entreprise. Pour faire simple, c’est le fonctionnement qui prévaut dans les Ministères depuis des années, ou des services/départements en sur-effectif travaillent… à se faire travailler. Vous pensez que j’exagère ? Voici quelques exemples du connu de longue date mais aussi des petits derniers qui témoignent de mon inquiétude :

1 – l’audit interne : des avortons avec des têtes de citrouilles et des squelettes, jouissant du même capital sympathie que les boeufs-carottes dans la police, qui demandent en urgence des tonnes de documents pour finalement annoncer, visiblement déçus, qu’ils n’ont rien trouvé de grave. Il est de la famille du bon vieux reporting, vérole des temps modernes.

2 – la Certification : pour faire simple, on définit ce qu’on veut faire, comment et en combien de temps, et on paye quelqu’un pour vérifier qu’on l’a fait. Non, désolé, je suis déjà marié !

3 – le PMO – Project Management Office : Wow le petit dernier, mon préféré ! Des premiers de la classe, à des années lumière du terrain, qui montent des usines à gaz bureaucratico-policières pour que n’importe qu’elle tâche de l’opérationnel soit transformée en un projet géré par un conseil des sages.

4 – la Réunion. Elle n’est pas nouvelle mais, régulièrement critiquée, elle déborde d’imagination pour continuer à régner sans partage, sous le masque, en ajoutant toujours plus de sessions mais en les baptisant sournoisement de sobriquets qui empêchent de les débusquer au premier regard sur l’agenda. Séminaire, atelier (workshop si vous êtes dans le conseil), formation, groupes-projets, observatoires… peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse du vide.

Finalement, le reporting interne (dire aux autres ce qu’on fait), l’audit interne (vérifier que les autres font bien ce qu’ils disent qu’ils font) et maintenant, arrivant tout droit de la planète Usinagaz, le PMO, le cumul des 2 : dire aux autres ce qu’ils doivent faire et véri-fliquer qu’il le font, tout ça devrait normalement permettre de bientôt quasi fonctionner en circuit fermé, en oubliant complètement le client !

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Big Brother is Apple watching you

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Chapeau bas ! Strike ! Extra ball ! Same player shoot again ! Jack Pot ! Belote, re et 10 de der ! 100 patates ! J’ai les 3 télés !
Chaque keynote d’Apple ou actualisation du catalogue produits en ligne devrait être passée en boucle dans toutes les écoles de commerce tant c’est un bijou d’efficacité.
Allez, prenons un petit moment pour évoquer, par exemple, quelques arguments mis en exergue pour la version 6 de sa montre, au-delà des désormais traditionnels « la plus/la moins depuis toujours que si tu l’as pas t’es un looser !  » :
« La santé du futur. Dès à présent. » Avec ce titre, le repositionnement « coach santé » est désormais plus qu’assumé et on est plus bien loin de la promesse du Graal et de la vie éternelle. On attend un allongement de la durée de vie et plus de centenaires qu’à Ikaria avec la version 7…
Deux nouvelles couleurs : Bloods ou Creeps, choisis ton camp, camarade !
Ouverture sur les capteurs rouges à mi-chemin entre les yeux du Terminator et une lampe de table d’opération pour Doc Gynéco vue d’en dessous. Gageons d’emblée que la fonction « oxygène » sera d’abord utile à ceux qui risquent d’en manquer en découvrant le prix de la montre.
« Une vie toujours plus connectée » : après tout, dans connectée, il y a con et conne. La boucle (bien plus sexy qu’un vulgaire bracelet !) est bouclée. 
« Toucher la Digital Crown » : cette couronne, ça ne serait pas, pour chaque acheteur, celle du roi des pigeons ?
« Mettre en place une routine d’endormissement » : alors là, aucun problème, ça fait des années qu’avec Steve, puis son clone en moins bon, Tim, la pomme s’y emploie ! Mais l’inquiétude me ronge : en mesurant sommeil et rythme cardiaque, ils vont pouvoir tracer le p’tit coup à maman du dimanche soir après le film de la une, non ?
« Partagez vos anneaux » : vous voulez pas qu’on parle un peu d’abord ?
« Acier inoxydable » : quelle utilité ? Elle n’aura pas le temps de rouiller puisqu’il faut changer tous les ânes… pardon, tous les ans.
« Noir sidéral » : comme notre bêtise ! Je sais pourquoi c’est si cher : sidéral qu’on l’a eu le noir, aurait dit le regretté Coluche ! Un noir façon casque de Darth Vader, ça vaut bien ça.
« Aluminium recyclé » : on vous fabrique la nouvelle avec l’ancienne recyclée, un peu comme pour une capsule Nespresso, autre attrape-bobos exemplaire.
« Boucle Hermès » : wow ! 1 000 boules le bracelet avec fermoir façon équidé. Même Zara Whites ne vendait pas si cher le rêve de cuir…
Allez, j’arrête : je dois aller à l’Apple Store le plus proche acheter ma montre.
Mais je reste inquiet.
Vu la tendance toujours plus santé que prends la série, j’ai peur que la version 7 embarque un Apple Thermo pour me prendre la température de façon plus précise, un doigt dépliant pour voir où j’en suis de ma prostate, voire, sous la pression des lobbies féministes, un secoueur à gouttes respectueux des cuvettes de toilettes.
Je crains aussi que l’achat des produits Apple ne devienne un jour tout simplement obligatoire, le téléphone organisant directement le paiement en ligne avec la montre, sous les yeux de l’Ipad bienveillant…
Enfin, à quand une Apple Watch série sex : avec tous ces capteurs, ces vibreurs et cette boucle en latex, il y a certainement quelque chose à faire non ?
Réveillez vous – sans la montre, de grâce : il est encore temps.

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« Y’a bon Banania ! »

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La bêtise a en commun avec l’univers qu’elle est infinie. 
A quoi va bien pouvoir s’attaquer la racaille en mal de blanchiment quand elle aura fini de déboulonner ou de peindre les statues de nos ancêtres ? Je ne perdrai pas de temps à chercher à comprendre comment une jeunesse complètement décérébrée et en mal d’idéal peut se laisser manipuler à ce point par quelques « personnalités » pastèques (vertes dehors/rouges dedans). Excès d’écrans lobotomisant, pas le temps pour les livres d’histoire avec Netflix, absence de repères et de vraie cause pour laquelle lever le point plutôt qu’un seul doigt, peu m’importe, ces incultes veulent effacer. 
Même s’il est peu probable que ces charmantes personnes poussent régulièrement la porte d’un hypermarché, attention quand même, ils pourraient sûrement y trouver matière à feindre de s’offusquer pour leurs prochaines profanations.
Voyons un peu… au détour des rayons :
Café… Le gringo de Jacques Vabre ne serait-il pas un symbole de la jungle sans issue qui rongent les peones abattus (salut Bernie !) ? En plus, il est bien possible qu’il reluque les cuisses galbées de la grenouille de la Rain Forest Alliance, ou qu’il paye la dîme du Fair Trade à Max et ses maquereaux, ça mérite sûrement de comparaître devant la Sainte Inquisition…
Surgelés…Et ce Captain Igloo, n’est-il pas en cheville avec ces flottes de bateaux-usines qui déciment d’autres espèces depuis qu’ils en ont terminé avec les baleines ? N’est-il pas responsable de l’exploitation irresponsable des océans du globe, du réchauffement climatique, de la fonte des glaces et de l’inondation de l’igloo de cette pauvre Madame Anouck qui a eu bien du mal à sauver ses rênes de la noyade ? N’est-il pas temps là-aussi de déclencher l’opération Inuit et Brouillard ?
Et ce Mister Freeze, à part certains ecclésiastiques, personne ne se réjouit vraiment que nos enfants apprennent si jeunes à manier le bâton…
Produits d’entretien… Monsieur Propre ? Une icône du nettoyage anti-tâches, ça refuse probablement tout métissage black/blanc/beur…
Lessives… Wow, un rayon entier de grands méchants capitalistes jusqu’au bout des dosettes, et dont le métier depuis toujours est d’offrir le « plus blanc que blanc ». Ils ont beau avoir intelligemment intégré à la gamme quelques références spéciales pour un noir profond et intense, on est encore bien loin de la parité… Et puis quoi, la vente de dosettes, c’est notre business !
BoulPat… La Sainte Inquisition a depuis longtemps rendu sentence au sujet des neggerküsse. Rendez-vous compte de l’affront : des chocolats venus du Danemark, un pays ou tout le monde ou presque est grand, blond aux yeux bleus, et que ces vikings ont appellé de surcroît « têtes de nègre », il n’y a que les alsaciens pour continuer à vendre ça… Et les gâteaux ? Forêt Noire… hum, ça sonne un peu meeting politique au fond d’une brasserie munichoise… Saint-Honoré, Saint-Evre…ouh là, vous n’y pensez pas ! Bien trop catholique pour être honnête !
Fondant/mousse, si elles ne sont pas en chocolat blanc, c’est un affront manifeste et nos spécialistes Traoré sûrement désapprouvé. Ile flottante ? Ça ne serait pas celle de Gorée par hasard ?… Crème brûlée… OK, limite antisémite mais cachez au moins cette mention « à la vanille Bourbon » que je ne saurais voir… Allez, les tartes ça passe s’il y en a aux mûres et aux myrtilles mais qu’on ne vous y reprenne pas !
Boucherie/Charcuterie/Traiteur… comment peut-on tolérer une rayon charcuterie sous le même toit que les rayons Hallal et kasher ? Pas de porc, pas de gras, pas de crabe, pas de taureau… je ne suis ni spécialiste ni encore moins spéciste mais on va manger quoi alors avec cette bande de tofu à lier ?
Après l’examen des étals des magasins viendra l’épluchage des noms d’enseignes. Auchan ? Satire de la cause paysanne. Carrefour ? Migratoire. Géant ? Insultant pour les personnes de petite taille. Système U ? Porn. Et je ne vous parle même pas de ce que vont ramasser les centres Le Clair ! Que des suprémacistes blancs qu’on vous dit !
Après tout, on s’en doutait, faire pousser un caddy, enchaîné en file à d’autres et avec autant de barreaux, ça ne pouvait être que l’oeuvre d’esclavagistes…
Allez, j’arrête…
Seul avantage : avec toutes ces statues déboulonnées, il y a de la place pour en fondre d’autres à l’effigie de la Bêtise crasse qui se répand dans notre pauvre France…

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Mascara ou Mas cara ?

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Nous avons tous tiqué devant la valse du prix de vente des masques pendant la crise du COVID, oubliant un peu vite que, même si on touche au sordide quand il s’agit de la vie des gens, c’est finalement la loi de l’offre et de la demande. Entre les faux humanistes (je vends à prix coûtant), les opportunistes (je me gave et j’assume), les normaux (je prends ma marge) et les fatalistes (on attend le SAV… ça vient de Chine !), on a beaucoup blablaté sur le prix des masques. Mais, au-delà, c’est la méconnaissance du prix de revient des différents modèles, les ruptures d’approvisionnement, la qualité so-so voire les arnaques, et la fluctuation des PVC qui ont irrité les gens bien plus que les élastiques qui te font les oreilles Monsieur Spock, le nez sparing de Iron Mike et les lunettes assortiment Dim Sum. Ça ne vous rappelle rien ? Nous serions bien inspirés de tirer enseignement de cette crispation légitime sur le levier prix de Madame Michu car elle gangrène de la même façon et pour les mêmes raisons, toute logique de pricing sur notre Filière depuis des lustres…

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On serait pas devenu un peu con-combre sur les bords ?

Quand la capacité à innover d’une Filière en est rendue là, faut plus comprendre, faut prier !
Veuillez excuser mon âge avancé, j’ai dû rater quelques épisodes de la saga concombre. De mon temps, nous avions déjà différents calibres (3/4 pour le bal des débutantes, 4-5 pour les desperate housewives et 5/6 pour les aventurières).
Puis, époque et crise sanitaire obligent, ils se sont glissés dans un film plastique censé ralentir la dessiccation et la perte de poids (du concombre bien sûr !), ils ont été scotchés par lot de 3 voire de 5 pour les gourmandes de promotions, ils ont fait une place à l’inévitable référence Bio, et on a même été repêcher les gueules cassées, oubliant courbure extrémiste et excroissances singulières pour combler les amies de la nature.
Déjà de quoi monter tout un étal de concombres et organiser une visite guidée/dégustation sur fond de « Madame rêve » du très regretté Bashung.
Mais voilà que le cercle familial s’agrandit à nouveau avec l’arrivée de 2 petits nouveaux.
Dans la famille concombre, je voudrais le concombre portion (150 grammes environ par pièce) et le demi concombre tranché et filmé !
Je me demande juste :
• Quel est l’interêt pour la distribution (celui de la production peut lui se comprendre) de commercialiser ces petits concombres, vendus majoritairement à la pièce, qui vont encore faire baisser le panier moyen et la consommation ?
• Qui n’a plus la force de trancher lui-même un concombre ? A quand le pré-mâché, voire le demi-digéré ?
Il ne manque plus que le concombre Commerce Équitable élevé sous la mère et on sera au bout du bout…
Je ne sais pas si le concombre a le vent en poupe mais, franchement, on frôle parfois le ridicule. Ad libitum.

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