Archives par étiquette : avion

Combien vous pesez ?

avion

© Photo Xdr

Il y a quelques semaines, en vol intérieur en Afrique, j’ai pris un petit avion à hélices. Une fois passé le contrôle sécurité, l’aéroport fait une annonce me demandant de me représenter au comptoir d’enregistrement. Le stewart, tout sourire, me dit qu’il a juste oublié de me demander mon poids, pour bien équlibrer l’avion ! Je suis surpris de constater qu’il ne l’a pas demandé à tous les passagers… C’est à ce moment là qu’on regrette le pain avec les nouilles et les éclairs à la vanille…

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10 raisons de tuer votre voisin qui lit le journal dans l’avion

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1 – Il lit Libération.

2 – Il a sournoisement choisi sur le présentoir d’Air France un des rares journaux qui continuent à être publiés en grand format manifestement indépliable en avion. Après, il y a plusieurs possibilités : soit il le tient haut devant lui, en chatouillant la nuque du passager devant lui, et vous avez alors intérêt à ce qu’il ne soit pas roux et n’utilise pas un déodorant sans alcool, soit il le tortille et soulève tour à tour des petits morceaux d’actualité qu’il lit rapidement, soit il est seul au monde et vous vous retrouvez à l’arrivée avec la page météo imprimée sur le front.

3 – Son journal une fois parcouru, il le plie soigneusement et le range bien à plat dans son cartable genre « même pas fatigué, je le finirai à la maison » alors qu’il s’écroulera zapette en main devant la redif d’Ardisson comme tout le monde.

4 – Il attaque son journal comme un Rain Man sous emphets, par saccades, en tournant très vite et en froissant les pages au maximum, en revenant plusieurs fois en arrière, ce qui fait un bruit insupportable. Je suis sûr qu’il plie le coin de la page de ses livres, en plus…

5 – En fin connaisseur, il glousse bruyamment à chaque mauvaise blague, façon lecteur du Canard Enchaîné.

6 – Au fur et à mesure qu’il finit les différents cahiers, il les plie grossièrement comme des cartes au trésor et les bourre un peu partout: dans le porte-revues d’abord, puis entre les assises des sièges, dans votre cartable si vous ne surveillez pas. Limite s’il n’ose pas glisser le cahier Culture entre les fesses de l’hôtesse callipyge pendant qu’elle range les plateaux repas…

7 – Il s’attarde plus que de raison sur des articles dont rien que le titre vous endort, genre rétrospective d’art esquimau au Grand Palais ou la critique du « nouveau » d’Ormesson.

8- Il commence crânement les mots croisés et arrête après 2 réponses, dont une fausse.

9- il inventorie soigneusement le contenu de ses narines et aligne ses découvertes en bas de la page des sports. Puis, mine de rien, avec un sourire de contrôleur fiscal, il vous propose de jeter un œil à son journal. La, plutôt que de jeter un œil, arrachez-lui les deux siens.

… et, si votre voisin est une voisine :
10- Elle arrache frénétiquement la page du Figaro Magazine avec la petite robe qu’il faut absolument qu’elle achète sous peine de faire un burn-out tendance baby blues avec crises d’angoisse et syndrome de Fukushima. Oui, je sais, ça n’a aucun rapport mais c’est tendance et, avec les ponts des fériés bien positionnés dès le début d’année et les jours garde d’enfant malade, ça permet, ni vu ni connu, de presque doubler le nombre de jours de vacances !

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Bienvenue a bord de la Navette !

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A chacun de mes AR a Rungis, je suis frappé par la différence d’aspect entre le cadre qui prend la première navette et le même individu, mais après une journée confronté aux joies de la capitale.

MATIN :
Le brushing impeccable, l’œil vif, la queue frétillante, le jeune cadre dynamique relis attentivement son powerpoint et y fait quelques ultimes retouches. La chemise est sans un faux pli, la cravate-nœud double, la pointe sur la boucle du ceinturon – déjà serrée de prêt. Il refuse poliment la mauvaise viennoiserie en cru surgelé car ça fait grossir et boit son café noir en retardant par le hublot, l’air absorbé, en pensant a cette présentation qui va changer sa carrière, mettre ses collègues hors du coup et lui garantir Assistante Personnelle et Ferrari de fonction.
Il ne prête que peu d’attention a ceux qui finissent leur nuit en ronflant ou épluchent l’Equipe pour savoir si on a enfin trouve quelle nouvelle substance indétectable prend Chris Froom. Ceux-la, dans tous les cas, resteront Chef de Secteur GMS à vie… mais pas lui !

SOIR :
Au retour, l’allure s’en est allée avec les espoirs. La présentation vitale a été décalée/ raccourcie/ ajournée/critiquée et ces foutus liens hypertextes n’ont jamais fonctionnés. Il a été aussi leader pendant la réunion que Domenech lisant la lettre devant le bus à Knysna. La cravate en mauvaise soie thaïlandaise est fourrée dans la poche de la veste et la chemise maintenant plus chiffonnée qu’un centenaire japonais. Envolées les bonnes résolutions diététiques, il mendie un second sachet de grignotage salé et le dévore frénétiquement en s’essuyant les mains sur le siège.
S’en suit un retour bluesy ou il n’a pas envie de grand chose, à l’exception de voir la porte de la cabine s’ouvrir enfin.
L’annonce enregistrée précisant qu’il n’est pas encore autorisé à rallumer son mobile est invariablement ponctuée d’une salve fournie de whistles (un jour, c’est sûr, je tuerai pour ce sifflement ridicule annonçant l’arrivée d’un sms qui l’est encore plus) et des clics de ceinture de ceux qui, bad boys refoulés, se détachent avant l’arrêt complet de l’appareil. Tous ces accros de la pomme ou du clone coréen me font penser a Jacques Mayol refaisant surface après une longue apnée. Ah… je retrouve enfin les wassup des copines et ces émoticones qui savent si bien décrire mes états d’âme…
Pour finir, le pilote annonce doucement qu’il va falloir patienter quelques minutes, le temps que l’on ‘cherche la passerelle’. C’est vrai qu’un matériel de plusieurs dizaines de mètres de long, c’est pas si simple à localiser et ça n’est pas comme si le personnel au sol était prévenu de l’arrivée à l’heure de l’appareil… Alors, devant l’envie furieuse de sortir de l’avion, tout le monde s’est levé et se contortionne (ou se tortionne comme un c…) pour enfiler la veste chiffonnée, descendre la valise cabine et la poser sournoisement sur les chaussures du voisin. Puis on attend debout, pestant contre l’acception du terme ‘quelques’ minutes…
Une fois sortie, il restera encore l’épisode de la carte de parking démagnétisée et de l’arrivée, 17 minutes après l’appel au PC, de l’ageng deu securiteeu qui ne peut rieng faireu !
Vive la visioconférence !

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