Sniper

©Photo Xdr

La faute au cinéma riche en testostérone et pauvre en neurones, façon Michael Bay et clap de fin sur le héros, blessé, agrippant le drapeau américain, on oublie souvent que le premier but d’un sniper est, avant d’éliminer une (des) cible(s), de transmettre des informations importantes pour le commandement. Même Rambo retourne au Vietnam d’abord pour… prendre des photographies.

Avec les tendances actuelles d’un certain management new age, branché Chief Happiness Officer, il est de bon ton de bêler avec le troupeau et de faire tourner le bedo autour du babyfoot plutôt que de s’avouer result-driven. Mais j’ai une question : on fait du business, pour gagner de l’argent, ou juste de l’humanitaire, fort en sens ? Oui, je sais, les deux ne sont pas incompatibles et si on arrive à accorder les résultats avec la manière de les obtenir… blabla RH.

Si j’avais su dessiner, cela m’aurait vraiment amusé de mettre en images les aventures de « Super Sniper », la nouvelle génération de client mystère parce qu’on sait tous l’efficacité redoutable, même si un peu « douche écossaise », de ce faux client qui s’immerge et investigue sur le terrain pour savoir comment les vrais sont réellement traités au quotidien…

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