Copycat

© Photo Xdr

L’orgueil, qui nous empêche de reconnaître que les concurrents ont aussi de bonnes idées.

L’avarice, qui nous souffle parfois de faire les choses à l’économie.

La luxure, qui, à force d’onanisme sur nos parts de marché, nous rend sourds à la compétition qui s’intensifie.

L’envie, qui nous rend juste stérilement jaloux de ce que les autres font mieux.

La gourmandise, pour toujours plus de gain et de rentabilité à court terme, même si elle castre la stratégie à long terme.

La colère, aussi grand-guignolesque qu’inutile a posteriori, quand l’erreur est faite.

La paresse, du « on a toujours fait comme ça ».

Pour ne pas succomber à ces 7 péchés capitaux, capables d’ouvrir grandes les 7 portes de l’enfer pour une entreprise, une seule vertu, souvent clamée, rarement démontrée : l’humilité.

Dans ce domaine, nous serions bien inspirés de, une fois n’est pas coutume, copier la Chine, car c’est bien l’humilité qui permet de copier et d’améliorer ce que les autres font de bien.

Nous en avons un exemple flagrant lors des salons professionnels. Quand les Européens rivalisent de bling-bling avec des stands genre casino Venetian Macao et s’épuisent en réceptions nocturnes alcoolisées, les Chinois campent des espaces minimalistes façon Photomaton mais arpentent les allées sans relâche, à la recherche de ce que les autres font de mieux qu’eux.

Champagne pas assez frais, mini-jupe trop courte et blabla pour les uns, café serré, sac à dos rempli et clic-clic pour les autres.

Rappelez-moi qui est leader mondial sur à peu près tout aujourd’hui à part l’écologie et les droits de l’homme ?

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