Le marché provençal

© Photo Xdr

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Je ne suis pas fan des marchés provençaux. Même si l’ambiance y est généralement sympa et les fruits de qualité, je ne supporte pas le laisser-aller excessif qu’ils déclenchent invariablement sur les visiteurs. À peine le touriste rougeaud y pose-t-il une tong que tout se relâche. Les ventres pour les anglais houblonnes, les sphincters pour les russes distingues, les fessiers de ces dames cherchent à s’échapper du mini-short en jean (et oui, tout le monde n’est pas Beyonce!) et ce troupeau se met invariablement a trainer péniblement ses Birkenstock a peu près à la même vitesse qu’un zombie corse sous Xanax.
Malgré donc ma réticence pour ces aimants à anglais, je me suis promené pendant mes vacances sur quelques marches ‘provencaux’. Mon propos n’est pas de revenir sur le laxisme absolu qui y règne en termes de normalisation des produits vendus mais plutôt de m’interroger sur l’impunité totale avec laquelle on laisse berner le client sur l’origine des produits. Olives marocaines… préparees à la Picholine, charcuterie de pays… avec les étiquettes en polonais sur les cartons, savon de Marseille fabrique en Tunisie,… Et badauds de s’esbaudir devant la qualité de ces produits typiques et de remplir son coffre…
A un moment ou on sait le client très soucieux de la provenance de ce qu’il achète, pourquoi ne pas prendre les mesures qui permettraient de répondre de façon loyale et transparente a ses attentes?