Leadership ou Leader cheap ?

© Photo Xdr

Assez navrant de voir comment l’adage « la qualité se paye » ne s’applique toujours que trop peu aux cadres de la GD en général et aux gars du feuleu en particulier. Salaire d’embauche minimaliste (mais si tu es bon, tu évolues vite), primes sur objectifs difficilement atteignables en ces temps de désamour (c’est le jeu ma pauv’ Lucette), horaires à rallonge (y me manque 3 TP) et effectifs réduits au strict nécessaire (on a calculé, ça doit passer), il faut en vouloir pour tenter l’aventure…
Comment expliquer au commun des ELS qu’on puisse dépenser sans compter pour des postes budgétaires finalement très accessoires (notamment le mobilier cache-misère, les tracts imprimés et les animations qu’on sait en chute libre d’efficacité…) et être aussi chiche quand on doit sortir le chéquier pour s’adjoindre les services de talents et pour un métier pourtant toujours autant fondé sur l’humain ? Difficultés à mesurer la qualité du collaborateur à l’embauche (que vaudra-t-il sur le terrain face au client avec ses beaux diplômes ?) et après (pas simple d’isoler les performances réellement individuelles), plus les moyens de se la payer, offre limitée ou on choisit finalement les Chefs, façon petit matin en discothèque dans les invendus ou les dates courtes, les explications sont certes multiples mais les conséquences tristement connues.
Un business qui est censé renouveler son modèle mais travaille avec une majorité de deuxièmes couteaux risque de continuer à chanter « J’aurais voulu être un artiste » pendant longtemps…

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