Cost… vraiment +

risque_financierJe me suis toujours étonné de la réticence des producteurs à travailler à livre ouvert avec leurs interlocuteurs à l’achat. Comme s’il étaient détenteurs de la formule du Coca-Cola ou de la pierre philosophale, ils rechignent à communiquer sur leurs coûts réels de production, de conditionnement, de commercialisation et entretiennent de fait le mythe selon lequel le producteur subventionné gagne finalement bien sa vie.
Et pourtant, un détail partagé à la ligne de l’ensemble des coûts permettrait probablement de… remonter les prix d’achat chez la grande majorité des distributeurs ou tout du moins chez ceux d’entre eux ayant une approche un tant soit peu équitable du commerce. Conséquence de ce flou entretenu, l’achat ‘sans sentiment’ au moins disant appauvrit encore notre Filière, et regagne du terrain en ces temps de guerre à la part de marché des enseignes. Faîtes l’exercice et, une fois les calculs terminés, vos interlocuteurs devront bien reconnaître que la moyenne des prix d’achat consentis ne permet pas de réinvestir pour garder un outil à la page, permet rarement de couvrir les frais et de ne pas vendre à perte… Après, vous aurez toujours quelques vieux adeptes de la politique de la terre brûlée qui s’en moquent mais, fort heureusement, une grande majorité d’acheteurs responsables qui veulent voir notre Filière vivre.